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Ensemble....A Méditer!

Publié le par Alain ESQUENET/Le parisien.fr

A la rentrée de septembre 2017, il n’y aura plus d’école à Fouilloy. Les enfants seront tous scolarisés dans le village voisin de Romescamps où un chantier de réhabilitation-extension de l’école a commencé. (LP/C.F.)
A la rentrée de septembre 2017, il n’y aura plus d’école à Fouilloy. Les enfants seront tous scolarisés dans le village voisin de Romescamps où un chantier de réhabilitation-extension de l’école a commencé. (LP/C.F.)

Quatre villages construisent leur école ensemble

Ce n’est pas un banal chantier de réhabilitation-extension d’école qui vient d’être lancé à Romescamps. C’est une école commune à quatre villages de Picardie verte qui se construit pour la rentrée 2017.

Un projet symbolique et novateur dans l’Oise, qui concerne 1 066 habitants et près de 120 élèves dans un rayon de moins de 4 km.

Déjà réunis au sein d’un syndicat intercommunal de regroupement scolaire (SIRS), Escles-Saint-Pierre, Fouilloy, Gourchelles et Romescamps ont décidé de conjuguer au présent et au futur le verbe mutualiser, sur toutes les lèvres en ces temps de crise. Toutes participeront au prorata de leur population au financement de cette opération de 1,4 M€, subventionnée par les conseils départemental et régional, et l’Etat.

« Notre objectif est de permettre à nos enfants d’être enfin accueillis dans des locaux et des conditions d’apprentissage dignes du XXIe siècle, avec salle informatique, salle de motricité, etc. », souligne Patrick Fizet, maire de Fouilloy (MoDem). C’est lui qui, le premier en 2009, a émis cette idée de fusion des écoles signifiant la fermeture de celle de son village (NDLR : aujourd’hui les élèves sont répartis en cinq classes entre les écoles de Romescamps et de Fouilloy, celles d’Escles-Saint-Pierre et Gourchelles ont fermé depuis plusieurs années). Il a dû vaincre les réticences d’une partie de son conseil municipal et de ses habitants considérant l’école comme le symbole de la vie d’un village.

Le message semble passé comme en témoigne cette mère de famille qui a un enfant scolarisé à Fouilloy et un autre qui prend le car pour l’école de Romescamps. « A l’avenir, ils iront tous les deux à Romescamps, ça ne changera rien à notre vie quotidienne », anticipe-t-elle. « C’est dans l’intérêt de nos enfants, estime de son côté Sabrina Coët, maire (SE) de Gourchelles. Les enfants auront tout sur place, cantine, garderie… » Pour Jacques Peigné, maire (SE) de Romescamps et président du SIRS, il s’agit là aussi de renforcer « l’attractivité » de ces villages ruraux soucieux de conserver leur population et d’attirer de nouveaux habitants pour continuer à exister.

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